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CrowdFunding rival des Fcpi-Fip ?

Publié le par Albert Rochemont

Représentant en 2014 en France 150 millions d’euros (deux fois plus qu’en 2013) les plates-formes de finance participative (ou crowfunding) intéressent de plus en plus les particuliers et viennent concurrencer les Fcpi et Fip sur le terrain de l'investissement en titres non cotés, cela étant du notamment à sa facilité d’accès (tout se passe par internet). L’autre point attrayant de ce système de financement est le côté (en apparence) sans intermédiaire, contrairement aux Fcpi-Fip où les droits d'entrée et les frais de gestion annuels représentent une perte considérable du capital de départ qui peut rebuter les particuliers désireux d’investir dans l’économie réelle. Sauf que dans le cas du crowdfunding ce sera le bénéficiaire de la levée de fond qui devra rémunérer les intermédiaires. Mymajorcompany, pour prendre l’exemple d’une des plates-forme de financement les plus populaires, effectue un prélèvement de 10% auprès du leveur de fonds. Mais le désavantage majeur du crow-funding est le risque de perdre une partie voir la totalité de son investissement, d’autant plus qu’il est souvent difficile de connaître la valeur de cession des titres et que l'absence de garantie quant à l'affectation des fonds collectés au regard du projet initial représente une aggravation du risque. Ce risque est quasi-inexistant dans le cas des Fcpi et Fip ou le capital est géré par des professionnels qui investissent dans plusieurs entreprises ayant une obligation de transparence vis-à-vis de leurs contributeurs.

Ainsi donc même si depuis le 1er Janvier on peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 18% de l’investissement réalisé par le biais du crowfunding, il faut voir ce modèle comme une contribution à un projet qui nous tient à cœur et non comme un moyen de faire fructifier son capital

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